Trascrizione
Avant de poursuivre, il nous semble opportun d’ouvrir une parenthèse de réflexion sur le destin final de l’homme qui, dans la tradition catholique, est résumé sous le terme de « novissimi » – du latin novissima, « les choses dernières » : la mort, le Jugement, l’Enfer et le Paradis.
Dans les représentations du Jugement dernier, comme le chef-d’œuvre de Fra Angelico que vous voyez dans l’exposition, il existe une nette dichotomie entre l’Enfer et le Paradis, les damnés et les bienheureux.
Mais une autre possibilité commencera à voir le jour progressivement selon laquelle, avant d’entrer au Paradis, certains hommes, ou peut-être la majorité d’entre eux, ceux qui « ne sont pas parfaitement bons, mais pas non plus parfaitement méchants », doivent être purifiés par la douleur. C’est alors que naît l’idée du Purgatoire. Quand Dante écrit la Divine Comédie, l’existence de ce règne supraterrestre - mais transitoire – est contenue dans la doctrine officielle de l’Église catholique depuis seulement une trentaine d’années.
La Divine Comédie, comme le suggère Carlo Ossola dans son essai, est une illustration des « novissimi » et a contribué de façon déterminante à la diffusion de l’idée d’un purgatoire.